Achat immobilier, Marché, Paris

Paris : Baisse de 10% sur les 3 dernières années

À la fin du mois de mars, le prix moyen du mètre carré dans l’ancien descendait à 7795 euros. Les arrondissements les plus chers sont aussi ceux dont les prix baissent le plus.

Les prix parisiens continuent de baisser. C’est la tendance qui se dégage du nouveau baromètre de l’immobilier de MeilleursAgents.com, pour le mois de mars. Sur le marché de l’ancien, les prix reculent encore de 0,4%. Depuis le début de l’année, la baisse se chiffre donc à 0,9%… et à 9,7% depuis le plus haut du marché, qui avait été atteint en juin 2011, il y a quasiment trois ans!

Naturellement, la tendance varie selon les biens et leur surface respectives. Selon MeilleursAgents, ce sont les petites surfaces – 1 et 2 pièces – qui souffrent toujours de l’absence d’investisseurs et voient leurs prix baisser de 0,5% en mars . Si selon les chiffres des notaires sur un an (entre janvier 2014 et janvier 2015), les petites surfaces les moins chères faisaient partie des biens qui résistaient le plus, ce sont bien les petits appartements dans leur ensemble qui ont le plus souffert au mois de mars. «Le marché souffre toujours de l’absence des investisseurs qui se sont détournés des petites surfaces pour les raisons d’incertitude que l’on connaît (encadrement des loyers, fiscalité, traitement des plus-values…)», précise Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.com.

Stagnation des prix des appartements familiaux

Ce sont les appartements de grande surface (à partir de 100 mètres carrés) qui enregistrent une baisse inférieure à la moyenne: un recul de 0,3% en mars dernier. Pourquoi? Parce que la demande est plus forte. «Les familles qui cherchent un logement pour emménager avant l’été et inscrire leurs enfants à l’école avant la rentrée scolaire permettent aux prix des grandes surfaces (3 pièces et plus) de résister un peu mieux à l’érosion. Cette demande saisonnière s’atténuera après le printemps», explique Sébastien de Lafond.

La baisse globale du marché est significative dans les arrondissements du centre de Paris, qui sont aussi les plus chers: 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, et 16e arrondissement. C’est du côté des arrondissements plus populaires comme les 9e ou 10e que la donne change. Les prix y sont moins élevés, et la demande est plus forte. Résultat: ils souffrent un peu moins de la baisse des prix. «Ils offrent également les meilleures perspectives de hausse à long terme», selon MeilleursAgents. «La tendance restera durablement à une baisse progressive des prix, avant une éventuelle embellie que nous ne voyons pas arriver avant l’année prochaine, voire en 2017», conclut Sébastien de Lafond.

Source : Le Figaro

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